Plage Des Dauphins

C’est une très belle plage avec de nombreux cocotiers. La baignade est totalement sécurisée pour les enfants. En plus de la barrière de corail qui retient les vagues à une cinquantaine de mètres, une seconde barrière rocheuse forme un grand bassin. Ce dernier a été aménagé avec des cordes et des flotteurs, il est utilisé notamment par le Club de natation Les Dauphins et par les scolaires dont les plus petits qui viennent y apprendre à nager.

Accès : La plage des Dauphins est située à la sortie du Moule, en direction de Saint François. Après le rond point, il faut prendre la première à gauche environ cinquante mètres plus loin.
Bon à savoir : La plage dispose de douches.
Notre conseil : La plage des Dauphins est particulièrement adaptée à la baignade des enfants. Attention à bien les protéger du soleil.

Plage de l’Anse du mancenillier

Plage de l’Anse du mancenillier

Plage de l'Anse mancenillier ou plage du méridien

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De Saint François à la Pointe des Châteaux, une étroite bande de forêt littorale sépare la route d’une longue plage de sable blanc. Se succède la l’Anse du Mancenillier, l’Anse Loquet et l’anse Kahouanne.
Contrairement à son nom, vous trouverez peu de mancenilliers sur cette plage. La plage de l’Anse du mancenillier, également appelée plage du méridien, est tout à fait propice à la baignade, elle s’ouvre sur un magnifique lagon. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les plus belles villas de la commune y sont érigées. Il faut s’éloigner assez du bord pour avoir de l’eau jusqu’à la taille

Accès : Pour vous rendre à la plage de l’Anse du mancenillier en venant de Saint-François, suivez la direction de la Pointe Des Châteaux. Vous longerez alors le golf puis l’aérodrome de Saint-François.
La plage est située sur la droite de la route D118. Vous pouvez vous stationner au niveau du virage de la Coulée.
Bon à savoir : Cette plage est également appelée Plage de La Coulée, c’est le nom de la section où se trouve bon nombre de restaurants à langoustes au bord nord de la D118.
Notre conseil : Si vous en avez l’occasion, longez cette immense plage en kayak pour profiter pleinement des eaux de ce magnifique lagon.

Plage des Raisins Clairs

Plage des Raisins Clairs

Plage des Raisins Clairs

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La plage des Raisins Clairs est très réputée, c’est l’une des plus belles et des plus fréquentée de Saint François. Elle tire son nom des nombreux raisiniers qui bordent son rivage. La baignade y est très agréable et la plage se prête parfaitement aux pique-niques en famille. Bien ombragée, la plage est entourée de nombreux petits restaurants. La baignade est sans danger et la qualité de l’eau excellente. Peu exposée au vent, la plage des Raisins Clairs n’est pas le spot idéal des surfeurs.

Accès : Vous accéderez à la plage des Raisins Clairs en empruntant la route nationale 4 menant à Saint-François.
Bon à savoir : Il s’agit de la plage municipale de Saint-François. Même si elle est très plaisante la journée, elle a mauvaise réputation à la nuit tombée.
Notre conseil : La magnifique plage des Raisins Clairs comblera les amateurs de balades ou de footing.

Architecture de Guadeloupe

Case créole

© Arnaud TAFILET | Fotolia

Architecture : La case créole

La case créole fait aujourd’hui partie intégrante du paysage de Guadeloupe.

C’est au 19ème siècle, et notamment en 1848 après l’abolition de l’esclavage, que sont apparues les premières cases créoles. Les anciens esclaves désormais libres s’installent sur les terrains vacants et y construisent leur habitation.

La case est bâtie autour d’un module de base, d’ossature bois, d’environ 3 mètres sur 3, sur lequel on pose deux portes sans serrure ni sonnette. Son orientation est généralement est-ouest pour que ses habitants bénéficient de l’air frais des alizés. Son toit à deux pans est toujours pentu afin de laisser couler l’eau lors de pluies tropicales. Il existe bien sûr des variantes de cases. Aux Saintes par exemple, le toit des cases comportent souvent quatre pans.

Case créole

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La case la plus simple est la case deux pièces, dite « dé pyes kaz » en créole. Elle se compose d’une chambre et d’un salon, et évolue au fil des besoins de ses habitants. Si la famille s’agrandit, on peut très bien ajouter un module qui apportera une pièce supplémentaire.

La case trois pièces possèdent une cuisine en plus sur le devant. Cette cuisine, faite de tôles et de planches, était séparée de la case principale pour éviter qu’un incendie ne ravage toute l’habitation. En effet, la cuisson des aliments se faisait sur un foyer à charbon fouillé dans sol, où les braises étaient maintenues parfois jour et nuit. Le risque d’incendie était donc très important.

Maison aux Saintes

© PackShot | Fotolia

Autrefois, les cases étaient construites en entrecroisant des branchages, notamment des gaulettes, ces branchages de merisier croisés sur le bâti et recouvert de torchis. Le toit était quand à lui confectionné à partir de la paille de canne. Cette technique est toujours utilisée à Marie Galante mais sur le reste de l’archipel, elle a été remplacée par des constructions en bois qui requièrent le savoir-faire des charpentiers de marine. Les cases sont alors plus facilement démontables.

L’avantage de la case créole, outre le fait qu’elle soit modulable, est qu’elles sont aussi facilement transportables et déplaçable par camion. Certaines sont construites sur pilotis, contre des murets, ou de grosses pierres afin qu’elles soient mieux isolées de l’humidité.

Maison créole

© Christophe Fouquin | Fotolia

La plupart des cases créoles éparpillées le long des rues, des chemins et des routes, sont d’extérieur, colorées et très fleuries. Le toit des galeries ou des vérandas est orné de fanfreluches ou de dentelles découpées dans le bois. Les propriétaires de ces cases ont souvent dans leur jardin un potager et un poulailler pour les besoins de la famille, ainsi qu’un arbre à pain, qui donne des fruits très nourrissants.

De nombreuses cases créoles ont été détruites par le cyclone Hugo qui a ravagé l’archipel en 1989. Elles ont alors été remplacées par de petites maisons en dur.

Aujourd’hui, des gens vivent encore dans ces cases au confort très sommaire. Leurs conditions de vie ne sont pas faciles.

Architecture : la maison de style coloniale

Maison coloniale Pointe-à-Pitre

© Lotharingia | Fotolia

Symbole de l’occupation coloniale, ces grandes maisons anciennes sont précieusement préservées car elles font partie intégrante de l’architecture guadeloupéenne.
Demeure des Maîtres à l’époque coloniale, ces maisons sont d’élégants pavillons qui ne restent encore aujourd’hui accessibles qu’à une classe aisée de la société.
La qualité de finitions de ces maisons contraste avec les cases créoles et les maisons hautes et basses.
Les façades des maisons coloniales sont ornementées de briques ou de bois et les fenêtres parées d’auvents décoratifs. La surface habitable et le nombre de pièces témoignent de la qualité de vie de ses occupants ; séjour, salle à manger, officine, chambre double,… ainsi qu’une immense terrasse.
Les matériaux de construction sont plus modernes et plus robustes, et le toit est en tuiles.

Maison Zevallos au Moule

© PackShot | Fotolia

La maison coloniale de Zevallos
L’une des maisons coloniales les plus connue de Guadeloupe est la maison coloniale de Zevallos.
Elle est située sur la route qui relie Le Moule à Saint François.
Elle a été construite en France à la fin du 19è siècle et amenée par bateau en pièces détachées.
Petite précision si vous vous y arrêtez, on ne peut n’y entrer dans le jardin, et encore moins visiter la maison. Il s’agit d’une propriété privée.

Cette maison coloniale est semblable à la maison Souques-Pagès qui se trouve à Pointe-à-Pitre, et qui est aujourd’hui devenu le musée Saint John Perse. Cette dernière est l’une des principales richesses architecturales de la Guadeloupe. Les deux maisons ont une architecture semblable. Leurs charpentes ont été conçues par les ateliers Eiffel.
Plusieurs légendes demeurent sur la Maison de « Zévallos », dont l’une qui dirait qu’elle est hantée.

L’habitation

L’habitation désigne le domaine du planteur du 17è au 19è siècle. Elle regroupe les bâtiments agricoles, l’usine à sucre, la distillerie, les cases des esclaves et la maison du maître.

La caféière Beauséjour en est l’une d’elle ainsi que l’habitation La Grivelière dont les bâtiments agricoles abritent le moulin hydrauliques, le moulin à bêtes, les étables, les chaudières… L’habitation est composée d’une galerie qui entour le rez-de-chaussée. Toutes les pièces principales desservent sur cette galerie. A l’étage, on retrouve généralement les chambres

La maison créole

Entre la traditionnelle case créole et la maison coloniale, de nombreux guadeloupéens résident dans des maisons créoles. Ce sont elles qu’on aperçoit le plus vue du ciel. Elles se caractérisent par leur toit fait de tôle ondulée de couleur vitaminé. Elles sont fabriquées soit en bois tropical, en dur ou en bi-matière. Comme les cases créoles, elles possèdent des auvents décoratifs aux volets et des lambrequins ornent les lisières du toit ou de la façade avant.

La maison créole est le plus souvent agrémentée d’un jardin tropical où se trouvent bougainvilliers, orchidées, aloe vera, hibiscus…

Les maisons haut et bas

Les maisons « Haut-et-Bas » sont les habitations de ceux qui ont moins de moyens. Elles désignent des bâtiments en pierre dont le rez-de-chaussée est commerçant et l’étage abrite les habitants. Il est parfois entouré d’une coursive ou d’un balcon supporté par des piliers métalliques.
On les trouve notamment au Gosier et à Pointe-à-Pitre.

 

Cuisine et saveurs de Guadeloupe

Les plats traditionnels

Piments rouge Antillais

Piments © Nathalie Dulex | Fotolia

La cuisine guadeloupéenne a été influencée par les différentes cultures qui se sont succédé sur l’île : amérindienne, africaine, européenne et indienne. Cette cuisine métissée est généreuse, simple mais goûteuse et le plus souvent, bien épicée !

Il existe aujourd’hui deux types de cuisine créole : celle servie dans les restaurants de l’archipel, qui utilise considérablement les épices et produits exotiques locaux ou importés, et celle que l’on fait à la maison, que vous aurez peu l’occasion de goûter, et qui utilisent les produits issus des ressources domestiques.

Chez l’habitant, l’alimentation se compose principalement de poisson séché comme la morue salée, mais aussi du cabri, nom donné à la chèvre locale, du cochon et beaucoup de racines (manioc, taro, igname…), féculents (haricots rouge ou noir, pois doux, bananes plantains…), fruits et légumes, souvent cultivés dans les jardins.

Plat créole, langouste

© Unclesam | Fotolia

Le meilleur moyen de découvrir cette cuisine traditionnelle et authentique est de séjourner chez l’habitant qui se fera un plaisir de vous faire goûter les bons plats créoles.

Au restaurant, on vous proposera beaucoup de poisson et surtout de la dorade coryphène, qui n’a rien à voir avec la dorade de métropole et qui est le plus couramment servi.
Marlin, thon, espadon, vivaneau, sont également des poissons qui vous trouverez au restaurant. Les poissons coralliens tels que la murène, le poisson-perroquet ou encore la carangue sont très bons mais rarement proposés.

Côté coquillages et crustacés, vous aurez peut-être l’occasion de déguster les langoustes, stars de la cuisine guadeloupéenne et qui abondent dans les eaux de l’île. Elle se sert généralement grillée avec une délicieuse sauce épicée. Si vous trouvez néanmoins un menu langouste à moins de 20 euros, sachez qu’il s’agit certainement d’une langouste importée congelée de l’étranger.
Les ouassous, grosses crevettes d’eau douce, sont également très présentes en Guadeloupe. Grillées ou simplement avec une sauce, les guadeloupéens en raffole.

Repas créole guadeloupe

© nasko | Fotolia

Enfin le crabe est l’autre vedette de la cuisine créole. Il se sert généralement farci. Lambis, palourdes, et burgots –bulots– sont d’autres coquillages que vous retrouverez dans la cuisine guadeloupéenne.

Parmi les plats vraiment typiques, on trouve le court-bouillon, le blaff (bouillon aux œufs d’oursin et au poisson), le colombo, le ragout de poulet ou de cabri, le boucané, le matété…

Le colombo, aussi appelé massalé, est un assortiment d’épices : safran, cumin, coriandre, ail et piment. Il est intégrée dans une sauce qui accompagne le plus souvent du poulet, du cabri, mijotés plusieurs heures, ou de la dorade. Cette sauce est parfois agrémentée de lait de coco, qui l’adoucit et l’épaissit.

Igname

Igname © Christophe Fouquin | Fotolia

Les plats sont souvent composés d’un délicieux gratin de légume du pays : igname, banane plantain, giraumon (potiron antillais)…

En dessert, les fruits exotiques tiennent la part belle : au sirop, confits, en gelées, compotes ou confitures ou tout simplement nature… Un vrai régal ! L’ananas, la noix de coco et la banane sont présents dans nombreux desserts guadeloupéens. Les spécialités guadeloupéennes sucrées sont le célèbre Blanc-Manger coco (à base de noix de coco et vanille), le sorbet coco, le flan au coco, la banane flambée au rhum, ou encore le Tourment d’amour, spécialité des Saintes.




Principaux plats et spécialités créoles :

Acras de morue - Guadeloupe

Acras © pf30 | Fotolia

Les accras : petits beignets à la morue, au poisson ou aux légumes
Les bokit : sorte de gros beignets fris et fourrés aux légumes, à la morue ou autre
Les balaous : petits poissons frits
Le blaff : court-bouillon aux œufs d’oursin et poisson ou crustacé
Les Dombrés et Ouassous : boulettes de farine d’origine africaine accompagnées d’écrevisses locales
Les boucanés : viande ou poisson cuit lentement à la fumée d’un feu de bois
Les kassav : galette à la farine de manioc
Chodo ou chaudeau : boisson à base de lait concentré, d’œuf et de citron vert
Les boudins : composés de sang de bœuf ou de porc, ils sont souvent aromatisés au piment
Le Calalou : soupe à base d’herbes, feuilles et porc salé
Le Matété de crabe ou matoutou : à base de crabes de terre et riz
Les ragoûts de Chatroux (petite pieuvre) ou de Lambis (crustacé local)
Le Bébélé : plat entre la soupe et le ragout, à base de tripes, fruit à pain, banane verte, et giraumon
La chiquetaille de Morue : morue déchiquetée grillée et servie avec une vinaigrette ou une sauce chien
Le pône : gâteau à base de patates douces, giraumon, sucre, vanille, raisins secs, canelle, beurre et rhum
Le féroce d’Avocat : purée d’avocat à laquelle on ajoute de la morue grillée, de la farine de manioc, du vinaigre et du piment
Le touffé : poisson cuit à l’étouffée
Le migan : purée de banane et de fruits d’arbre à pain
Le colombo : plat de viande ou de poisson et légumes mijotés aux épices
Le pâté en pot: ragout longuement mitonné aux légumes et aux abats
La sauce chien : vinaigrette aux aromates locaux en émulsion
Bélangère : sorte d’aubergine
Chadec : pamplemousse
Chadron : oursin blanc. Son corail est le caviar des Antilles
Cirique : crabe de palétuvier
Lambi : grand coquillage dont la chair est très appréciée, le plus souvent cuite en ragout ou fricassée
Souda : bernard-l’hermite
Tourment d’amour : tartelette à la noix de coco, spécialité des Saintes

Canelle

© jimverger | Fotolia

Les épices

Les épices sont véritablement au cœur de la cuisine antillaise. L’apport des épices dans cette gastronomie est relativement récent et provient majoritairement de l’influence indienne.

Roucou

Roucou © Fabrice Alexandre | Fotolia

Sachez que la plupart ne viennent pas de l’île et sont importées. Sur les marchés de Saint François, Sainte Anne ou encore Pointe-à-Pitre, vous trouverez facilement sur les étales des doudous à madras, les piments et « chaudes épices » : safran, cumin, poivre, clous de girofle, gingembre, colombo, roucou (dont les graines remplacent la sauce tomate et sont utilisées pour faire une huile de cuisine)… Couleurs et odeurs contribuent à l’ambiance dépaysante de ces marchés colorés.

N’hésitez pas à en ramener en métropole, car les épices sont beaucoup moins cher en Guadeloupe.

Les fruits et légumes

Les fruits et légumes exotiques que l’on consomme en Guadeloupe font incontestablement partie du dépaysement culinaire.

Caramboles

Caramboles © tedwynnie | Fotolia

A l’exception de la banane, la plupart des fruits ne sont pas cultivés intensivement. Tous les fruits que vous trouverez dans les marchés sont issus de petits jardins créoles. Grande Terre cultive par ailleurs le melon Philibon, excellent lorsqu’il est bien mûr.

Parmi les fruits les plus courants, vous trouverez l’ananas bouteille, très sucré, la noix de coco, la mangue, l’avocat, la pomme surette, la prune de cythère, pamplemousses (chadec), le fruit de la passion (maracuja) , la goyave, la papaye, le citron vert, indispensable au punch, le corossol et la carambole (petit fruit jaune à la forme curieuse : quand on la coupe en largeur, on obtient ces fameuses étoiles à cinq branches). De délicieux sorbets de ces fruits exotiques et notamment de maracuja, sont souvent proposés dans les hôtels ou les restaurants guadeloupéens.

Bananes de Guadeloupe

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Les noix de coco occupent une place prépondérante dans la cuisine antillaise et entre dans la composition de nombreux desserts. Vous pourrez aussi déguster de délicieux sorbets coco, vendus et préparés par des marchands ambulants.

Vous pourrez notamment ramener en métropole les savoureuses confitures aux fruits (maracuja, goyave, mangue, papaye, coco, banane…) que vous trouverez sur les marchés antillais.

La Guadeloupe, c’est aussi et bien sûr les nombreuses variétés de bananes ; de la banane-fruit à la banane-légume.

Patate Douce

Patates douces © Paty Wingrove | Fotolia

Hachis Parmentier créole, gratin de cristophines, de papayes ou de bananes plantains… Les savoureux légumes de pays agrémentent les plats créoles avec délicatesse.

La consommation des « racines » ou tubercules, est ancrée dans la cuisine guadeloupéenne. Manioc, ignames, patate douce, font partie des plats locaux courants. C’est aussi le cas pour le fruit à pain, la banane verte et la banane plantain, la cristophine, le giraumon, le choux-pays…

Le rhum

Le rhum est incontestablement le produit à ramener de Guadeloupe. De la bouteille de Rhum, blanc ou vieux, aux délicieux punchs aux fruits (coco, goyave, maracudja ou fruit de la passion, banane…), le rhum et sa culture est omniprésent en Guadeloupe.

Sucre de canne de Guadeloupe

Sucre de canne © Unclesam | Fotolia

Issue de la canne à sucre, le rhum est une boisson fortement alcoolisée (à consommer avec modération) qui accompagne l’histoire de la Guadeloupe depuis le 17è siècle. La Guadeloupe possédait près d’une soixantaine de distillerie à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Malheureusement, aujourd’hui on n’en compte plus que neuf, dont quatre à Marie Galante, et qui produisent environ 63 000hl d’alcool pur chaque année.

Il existe deux types de rhum : le rhum industriel ou de sucrerie, qui s’obtient par distillation de la mélasse (résidu de la fabrication du sucre), et le rhum agricole, directement élaboré à partir du jus de canne à sucre fermenté. Il faut savoir que la Guadeloupe produit plus de rhum industriel que de rhum agricole.

Le traditionnel cocktail de bienvenue, le planteur, est un mélange de jus de fruits frais, de citron, de sucre et de rhum.

Le ti’punch vous sera servi à l’apéritif, sec, avec un peu de sucre et de citron. C’est le punch traditionnel antillais. Généralement le rhum et le sirop de canne sont présentés dans des carafes pour que chacun remplisse son verre à son goût, et dans lequel on ajoute une rondelle de citron vert. En Guadeloupe mais aussi dans toutes la Caraïbe, toute occasion est bonne pour déguster un ti’punch.

Enfin, après un bon repas vous apprécierez, avec modération bien sur, un rhum vieux, brun et boisé.
Riches en arômes complexes, les rhums vieux des Antilles comptent parmi les meilleurs au monde.

Gousses de vanille

Gousses de vanille © dongads | Fotolia

D’autres saveurs incontournables : le sirop et le sucre de canne, la vanille, le café, la cannelle, le cacao…

Le sirop de canne est obtenu en broyant les cannes à sucre. Le jus extrait permet de produire le sucre par concentration. C’est au cours de ce processus qu’est obtenu le sirop de canne. Ce dernier contient environ 60 % de sucre.

La vanille, le café, la cannelle et le cacao ne sont produits qu’en très petites quantité.

Petite Terre

Carte Petite TerrePetite Terre est un petit archipel sauvage composé de deux îles inhabitées et protégées, Terre de Haut, et Terre de bas, la plus grande (1,5 km²). Le site a été classé « Réserve Naturelle » en 1998 et est désormais géré par l’ONF. Petite Terre est rattachée à la commune de La Désirade, et se situe à 11 kilomètres de la marina de Saint François et 12 kilomètres au Sud de La Désirade. La traversée en bateau depuis Saint François dure environ 45 minutes et est souvent assez mouvementée.
Eau cristalline, plages de sable blanc, cocotiers… C’est un petit paradis sur terre entouré par un récif corallien qui abrite de nombreuses espèces marines. Comme il s’agit d’une réserve marine protégée, le mouillage est réglementé : bouée obligatoire, interdiction de jeter l’ancre, chasse et pêche interdites, pas de scooter des mers ni de ski nautique,…. Le débarquement ne peut se faire que sur Terre de Bas, Terre de Haut étant interdite à toute visite pour la protection des espèces et notamment la reproduction des tortues vertes et des tortues imbriquées. Le nombre de visiteurs sur Terre de bas est quant à lui limité à 200 par jour.

Lagon de petite Terre

© Danielle Bonardelle | Fotolia

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 Le lagon

Petite Terre

© raybecca | Fotolia

Les deux îles de Petite Terre sont séparées par un chenal étroit de 150 mètres de large environ qui forme le lagon. C’est dans ce lagon que viennent se reproduire de nombreux poissons et mammifères marins. Avec simplement palmes, masques et tuba, il est possible de rencontrer des raies, des tortues, des requins citron, des barracudas, des poissons multicolores… En effet, le lagon de Petite Terre regorge de poissons tropicaux : Chirurgien noir, sorbe, Perroquet, colas, cardinal queue-fine, poisson Ange, poisson trompette… Pour en observer le plus possible, restez quelques instants immobiles dans l’eau, ils sortiront doucement de leurs cachettes !

Tortue Petite Terre

Tortue marine

Des raies pastenagues et léopard aiment également se balader dans ces eaux où l’on trouve aussi beaucoup de requins citron, et notamment de jeunes requins, le lagon leur servant de nurserie. Ils sont absolument inoffensifs. Les tortues sont nombreuses, vous aurez sûrement la chance de nager à leurs côtés si vous vous faites discrets. Elles séjournent sur la côte Sud de Terre de Haut et sont fréquemment dans le chenal qui relie les deux îles.
Les coraux sont très présents et préservés à Petite Terre. Il est strictement interdit d’y toucher.
En repartant de Petite Terre en bateau, sachez que vous aurez peut-être la possibilité de croiser quelques Grands dauphins, qui ont élu domicile aux abords de Petite Terre.

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Sur terre, le décor est tout aussi étonnant

Phare de Petite Terre

Phare de Petite Terre

Terre de Bas abrite le plus ancien phare de la Guadeloupe localement appelé « phare du bout du monde ». Construit en 1840, le phare de Petite Terre mesure 23 mètres de haut. Équipé auparavant d’une lanterne à feu fixe, les bateaux pouvaient l’apercevoir jusqu’à près de 30 kilomètres. Cette lanterne a été changée en 1934 par un brûleur circulaire au pétrole puis modernisée en 1965.
Ce phare a été classé monument historique le 28 mars 2002.

L’îlet de Petite Terre n’est plus habité depuis 1972. Découverte par Christophe Colomb en 1493 en même temps que la Guadeloupe, Petite Terre fut longtemps exploitée et habitée par quelques familles, chargées notamment du bon fonctionnement du phare. L’activité agricole s’était développée, et notamment la culture du coton. Quelques traces de cette époque demeurent à Petite Terre : des murs de pierre délimitant les parcelles sont encore présents.

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Les iguanes

Iguane sur Petite Terre

© pjmoulis | Fotolia

Seuls habitants ou presque de Petite Terre aujourd’hui, ce sont bien les iguanes. Espèce protégée, l’iguane est omniprésent à Petite-Terre. Le dernier recensement fait état de plus de 10 000 individus, soit environ le tiers de la population mondiale d’iguanes des petites Antilles ou iguane antillais (iguana delicatissima). Si vous êtes observateur, vous pourrez en croisez un grand nombre sur une seule journée.

Depuis 1994, des comptages annuels sont effectués par le personnel de la réserve sur les deux îlets de la réserve ainsi que par les membres de l’association AEVA, qui œuvrent pour faire connaître la biodiversité en Guadeloupe et pour sa protection. Cela permet ainsi de suivre l’évolution de la population de cette espèce endémique des Petites Antilles.

Inoffensif et végétarien, l’iguane consomme surtout des feuilles, des fleurs et des fruits et surtout des feuilles. Ce reptile peut mesurer jusqu’à 1,60 mètres de long, pèse environ 3 kilos et peut vivre une quinzaine d’années. Il est protégé par arrêté préfectoral.

Découvrez les prestataires qui peuvent vous emmener à Petite Terre.

La Désirade

Carte la DésiradeD’une superficie de 2 200 hectares, la Désirade s’étire de la pointe des Colibris à l’Ouest, à la pointe Doublé à l’Est, sur 11 kilomètres de long et 2 kilomètres de large. Comparée à une barque à l’envers, l’île est située à 8 kilomètres à l’Est de la Grande Terre.

Épargnée par le tourisme de masse, l’île de la Désirade est un havre de paix, où l’on mène une vie calme et un peu hors du temps. Elle est devenue terre d’exil pour certains.

La Désirade

© Tino | Fotolia

C’est une île préservée où la nature y a conservé tous ses droits. On y trouve qu’une seule route et seule la côte Sud est habitée. Une quarantaine d’éoliennes sont installés au dessus de Souffleur et de Baie Mahault et assurent une grande partie de la production énergétique de l’île. Souvent balayé par les vents, c’est l’endroit idéal pour faire de belles balades.
La Désirade a pour chef-lieu Grande-Anse. Le principal village est Beauséjour. Vous pourrez y voir un magnifique petit cimetière marin.

Plage de la DésiradeLes îles de la Petite Terre sont rattachées administrativement à la Désirade mais ne sont accessibles que depuis Saint François, sur Grande Terre.

Pour la petite histoire, la Désirade, « Desirada », serait le nom donné par Christophe Colomb à cette île tant désirée que les marins ont découverts après de longues semaines passées en mer.

Phare de la Désirade

© Marc CECCHETTI | Fotolia

Grande Terre

Carte Grande TerreGrande Terre constitue l’aile droite du « papillon » de Guadeloupe. Surnommée la « petite Bretagne des Antilles », il s’agit de l’île la plus peuplée du département. Elle jouit d’un climat beaucoup plus sec que la Basse Terre, c’est pourquoi la végétation y est beaucoup moins dense. Faiblement vallonnée contrairement à Basse Terre, Grande Terre est un plateau calcaire, propice à la culture de la canne à sucre.

 

Des plages de carte postale qui attirent les touristes

Plage de la Caravelle Guadeloupe

© malouna14 | Fotolia

Avec ses plages de sable blanc et son eau turquoise, la côte sud de Grande Terre attire la majorité des touristes qui viennent en Guadeloupe. La majorité des plages y sont idéales pour les amateurs de farniente. Ombragées grâce aux palmiers et cocotiers, les plages bordent des lagons protégés par la barrière de corail. Pour les amateurs de surfs ou de planche à voile, Grande Terre abritent les meilleurs spots sur la côte est bercées par les vents et les vagues de l’océan Atlantique.

Restaurants, hôtels, casino, discothèques… La Grande Terre est certainement le lieu le plus animé de l’archipel, le lieu où les visiteurs pourront découvrir la cuisine créole ou vivre des soirées endiablées au rythme du zouk. La réputation de l’île se fait aussi grâce aux nombreux marchés typiques aux épices ou aux fleurs qui ont lieu notamment à Pointe-à-Pitre, à Sainte Anne ou à Saint François. Saint François est le second centre balnéaire de la Guadeloupe. Vous y trouverez un golf, un aérodrome, une marina, de nombreux hôtels de luxe et bien sûr un magnifique lagon très réputé où vous apercevrait une multitude de poissons tropicaux simplement avec masque et tuba.

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Le Gosier, première station balnéaire de Guadeloupe

Ilet Gosier

© picpic | Fotolia

Situé entre Pointe-à-Pitre et Sainte Anne, la commune du Gosier, qui tire son nom du pélican du même nom qui y vivait autrefois, est située en bord de mer, sur la côte Sud de l’île. L’activité touristique du Gosier s’est considérablement développé à tel point qu’aujourd’hui le petit village d’il y a 50 ans, est devenu la première station balnéaire de l’archipel guadeloupéen. De nombreux complexes hôteliers se sont installés le long des plages, un casino a vu le jour ainsi que des boîtes de nuits, bars et de d’innombrables boutiques. Les quartiers animés sont le Bas-du-Fort, la Pointe de la verdure et Montauban.

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La région des grands fonds

Au centre de la Grande Terre, se trouve la région des Grands Fonds, certainement la zone la moins touristique de la Guadeloupe. D’un calme absolu, la région des Grands Fonds contraste avec la côte Sud de l’île. Le territoire accueille de multiples cultures vivrières, fruitières et des plantations de bananiers, manguiers et d’arbres à pain. Fermes, pâturages et mornes verdoyants jalonnent le paysage autour d’une route agréable qui traverse une multitude de vallées étroites. Des randonnées ou balades à vélo s’y prêtent totalement pour découvrir cette région.

La région des grands fonds sur Grande Terre en Guadeloupe

© christophe crayssac | Fotolia

L’activité agricole se concentre notamment dans la commune du Moule. On y trouve l’industrie sucrière Gardel, et les distilleries Bellevue ou Damoiseau qui vous accueillent pour vous faire découvrir la fabrication du rhum et déguster leurs productions si réputées. Le Moule, qui est l’ancienne capitale coloniale, abrite aussi de nombreuses maisons, vestiges de cette époque. La ville a su conserver son caractère authentique et ses traditions. Vous pourrez notamment visiter son église de style néoclassique de 1850, classée monument historique, ou encore son ancien fort.

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Pointe-à-Pitre, poumon économique

Pointe à Pitre

© Lotharingia | Fotolia

Centre névralgique de Guadeloupe et véritable poumon économique, Pointe-à-pitre et sa périphérie accueille l’aéroport Pôle Caraïbes, un port de croisière qui reçoit tous les 4 ans l’arrivée de la Route du Rhum – course transatlantique en solitaire au départ de Saint-Malo – et un grand nombre d’entreprises, d’industries et de commerces. Idéalement placé au centre de la Guadeloupe, Baie-Mahault, tout proche de Pointe-à-Pitre, renferme la plus grosse zone industrielle et économique de Guadeloupe (300 hectares), Jarry, qui génère près de 15 000 emplois.

La ville, construite sur des marécages, borde également une zone de mangrove très protégée.

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La Pointe des Châteaux : un site naturel époustouflant

Le site naturel de la Pointe des Châteaux est rattaché à la commune de Saint François. Il est situé à 11 km de celle-ci, à l’extrémité Est de l’île de Grande-Terre. Il s’agit d’une large bande littoral, battue par les vents de l’océan Atlantique. D’impressionnantes falaises, grottes et rochers érodés par les vagues et les embruns bordent la mer. Une faune et une flore rares, dont certaines espèces endémiques, peuplent ce territoire.

La Pointe des Châteaux, Grande Terre, Guadeloupe

La Pointe des Châteaux, Grande Terre, Guadeloupe

Mais ce site est surtout visité pour le panorama exceptionnel à 360° qu’il nous offre. En face, l’île de la Désirade située à 8 kilomètres au large. Vous pourrez aussi découvrir une vue incroyable sur la Grande Terre en arpentant le sentier qui mène à la « Grande Croix », située au sommet de la Pointe des Châteaux et érigée en 1951 puis remplacée en 2002 par une croix monumentale de 9 tonnes pour 10m de haut.

En suivant les sentiers de randonnées et par temps dégagé, il est même possible d’apercevoir toutes les autres îles : Marie Galante, Petite Terre, Basse Terre dominée par la Soufrière et l’archipel des Saintes. De quoi en prendre plein la vue ! Et si vous êtes vraiment chanceux, vous aurez aussi y voir les baleines qui longent les côtes au printemps.

La Pointe des châteaux en Guadeloupe

© Christelle.delforge | Fotolia

Quelques plages y sont dangereuses, notamment la plage des Salines, mais d’autres plus abritées y sont agréables comme la plage de la Coulée, l’Anse à la Gourde et l’Anse Tarare (plage naturiste).

Ce haut lieu touristique appartient au réseau des grands sites de France et accueille en moyenne 500 000 visiteurs par an !